25 février 2006
Teddy Thompson / Separate Ways
On peut
toujours rêver. Teddy Thompson sera l’une des révélations de l’année. Ce nouvel
album, son deuxième, ne fait que confirmer les promesses d’un premier disque
pourtant passé inaperçu, il y a six ans déjà. Teddy n’est pas « the next
big thing ». Il ne surfe pas sur la vague folk, il ne recherche pas de
« street credibility » à la Strokes.
Non, notre nouvel ami est juste un honnête artisan pop qui
écrit de chouettes chansons qui évoquent souvent les merveilles des frères Finn
(remember « Crowded House ») ou le talentueux Michael Penn (le frère
de Sean) avec par moments, un peu de la noirceur raffinée de feu Elliott Smith.
Tout ça ressemble à une affaire de famille…Teddy invite les enfants Wainwright
(Rufus et Martha) à faire les chœurs sur son disque. Ils vocalisent sur le
lumineux et poignant « Shine so bright ». Et c’est vraiment cool car
« Shine so bright » est un vrai moment de grâce qui donne envie de
filer dare dare en Californie ou dans une île perdue du Pacifique. Et comme
Teddy est aussi un bon fils, il invite sa maman à en pousser une petite sur une
reprise des Everly Brothers cachée en fin de disque. Faut dire que maman n’est
autre que Linda Thompson. L’ex femme de Richard. Je l’avais pas précisé, mais
Teddy est le fils unique de Richard et Linda Thompson. Papa vient aussi jouer
de la guitare sur cinq titres. Et c’est rien de dire que la guitare à Richard
fait des merveilles sur les chansons du fiston. Pour cette filiation si
parfaitement assumée, les belles promesses, l’héritage pop et pour tout le
reste, « Separate ways » est indéniablement le disque coup de cœur de
ce début d’année !
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